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Tourcoing : au lycée Gambetta, un documentaire aux couleurs latinos

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Inès Nau

Les élèves de terminale du lycée Gambetta, à Tourcoing, montent un projet vidéo, dans le cadre de leur cours d’espagnol. L’idée : un travail documentaire sur l’Amérique latine dans la région.

Ce sont les élèves, supervisés par Marissa, qui se sont occupés de tout,: prise de vue, prise de son et interviews.

Mettre en valeur l’Amérique latine, dans une dimension régionale. C’est ce à quoi les élèves de terminale du lycée Gambetta s’attellent depuis le mois de novembre dernier.

Le principe : interviewer des personnes ayant vécu au moins six mois en Amérique latine, ou des Latino-Américains d’origine, et en faire un documentaire. Et les élèves sont enthousiastes : « Moi, ce que ça m’a apporté, c’est le maté ! », raconte en riant Antoine, élève de la classe euro. Il veut parler de cette boisson chaude que lui a fait découvrir l’un des participants au documentaire. « Maintenant, j’en ai acheté et je me fais régulièrement des thermos ! » ajoute-t-il.

Marissa Viani est Mexicaine et réalisatrice au Fresnoy. Pour obtenir une bourse d’études, elle avait besoin de travailler avec un collège ou lycée. Une belle opportunité pour cette passionnée de « rencontrer des habitants de la région, quels que soient leurs horizons », affirme Marissa avec enthousiasme. Un musicien cubain parti pendant la dictature de Pinochet, un couple franco-mexicain, un Argentin professeur de tango… Des profils divers, qui ont permis aux élèves une véritable découverte des cultures. « Ça nous a aussi appris que l’espagnol peut prendre plusieurs accents, selon les pays. Parfois, on disait un mot, et l’interlocuteur ne le comprenait pas… », avoue Maryem, élève de la classe euro. Une expérience riche, qui a même donné envie à Antoine d’étudier l’audiovisuel.

Un travail de longue haleine

Monter un projet comme celui-là, c’est une manière d’apprentissage de la langue plus ludique et plus efficace. Les élèves ont l’air volontaires et réceptifs. « Ils ont été touchés par les belles histoires qu’ils ont entendues », affirme Aurore Pic. Une façon aussi de « les faire sortir de leur zone de confort, de les responsabiliser », avoue la professeure. Un travail de longue haleine, pour lesquels les élèves se sont pris au jeu. Trouver des volontaires, apprendre à maîtriser la caméra et la prise de son, réaliser les interviews… La prochaine étape est le montage du documentaire, qu’il faudra avoir terminé pour la diffusion, au mois de mai.

 

 

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par CARINE AFONSO le 17 oct. 2016 à 11:00

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